Niger

LuxDev recrute 01 Assistant Technique Chaîne de la dépense publique

LuxDev recrute 01 Assistant Technique Chaîne de la dépense publique

LuxDev

Niamey, Niger

Assistant Technique Chaîne de la dépense publique

Lieu de travail : Niamey

Deadline pour postuler : 31/07/2022 

Date de démarrage : 01/09/2022 

Type de contrat : Limité 

Durée (mois) : 58,00

CONTEXTE

Le quatrième Programme indicatif de coopération (PIC IV) entre la République du Niger et le Grand-Duché de Luxembourg qui couvre la période 2022-2026 avec une enveloppe indicative de 144 MEUR dont environ 100 MEUR pour lesquels LuxDev a été mandatée, a été signé le 19 mai 2021.

Le programme NIG/031 a un budget de 5 MEUR environ.

Les engagements du Luxembourg dans le cadre du PIC IV s’inscrivent dans un horizon à 2030 au service de l’éradication de la pauvreté extrême, en plaçant le développement du capital humain d’un côté et le renforcement de la gouvernance inclusive de l’autre.

Dans une logique orientée changement, les interventions mises en oeuvre par LuxDev viennent en appui aux acteurs des secteurs de l’eau et de l’assainissement, de l’éducation, de la formation professionnelle et technique et de l’employabilité, du développement rural agricole, de la gestion des finances publiques ainsi que de la finance inclusive. Les interventions prennent par ailleurs en compte les éléments suivants :

leaving no one behind ;

l’approche nexus ;

les thématiques transversales du genre et de la durabilité environnementale ;

la décentralisation ;

le renforcement de capacités (RC) ;

le suivi-évaluation ;

la digitalisation et les NTIC.

OBJECTIFS

Dans le domaine de l’intervention du PIC IV, le Luxembourg à travers le programme NIG/031 s’engage à contribuer à l’amélioration de la gouvernance par le biais d’une gestion des finances publiques (GFP) plus efficace et efficiente, notamment au niveau des procédures et systèmes, y compris numériques, de la chaîne des dépenses publiques. Ce soutien se concrétisera à travers des appuis ciblés au Ministère des finances (MF) dans la gestion comptable et financière des fonds sectoriels auxquels le Luxembourg aura recours pour la mise en œuvre des appuis dans le secteur de l’eau (Mécanisme Commun de Financement – MCF), de l’éducation (Fonds communs du secteur de l’éducation – FCSE) et de la sécurité alimentaire (Fonds Commun des Donateurs – FCD).

Les principales actions qui seront menées concernent l’assistance technique et le renforcement des capacités à travers l’amélioration de la bonne performance financière des fonds communs, l’opérationnalisation du Centre de renforcement des capacités (CRC) au sein du MF à travers notamment une prise en compte de la digitalisation au sein de l’administration publique, l’appui au processus de décentralisation et l’utilisation de l’ANFICT ainsi que l’amélioration des conditions de travail des services techniques déconcentrés du MF avec notamment des appuis pour l’interconnexion des services déconcentrés[1], la construction et la réhabilitation d’infrastructures, l’acquisition d’équipements et de moyens roulants. En outre, un volet assez important du projet sera dédié au renforcement des capacités organisationnelles et techniques des services centraux et régionaux du MF. Des appuis cibleront également les services techniques déconcentrés des ministères sectoriels partenaires de la Coopération luxembourgeoise ainsi que les élus et cadres des collectivités territoriales (CT) concernées par le volet financier des réformes sur la décentralisation. Un appui sera aussi prévu au niveau national au bénéfice des responsables de programme des ministères sectoriels partenaires de la Coopération luxembourgeoise afin qu’ils puissent jouer pleinement le rôle qui leur est attribué par les textes relatifs au budget programme. Ces activités permettront d’améliorer la performance et les processus de la gestion des finances publiques de manière générale.

L’intervention adoptera une approche mixte avec des modalités d’exécution en régie LuxDev et d’exécution nationale avec la signature d’accords de convention de financement. La tutelle du programme sera assurée par le MF qui présidera aussi le Comité de pilotage. Aussi, les buts principaux de l’ATI FP CDP seront :

l’accompagnement du MF à l’opérationnalisation des réformes dans les domaines de l’exécution budgétaire et comptable (déconcentration de l’ordonnancement, nouveau rôle du contrôleur financier…) ;

l’appui au niveau des fonds communs (FCSE, MCF, FCD) en vue d’une meilleure efficacité et efficience de la chaine de la dépense ;

le renforcement des services techniques déconcentrés (STD) du MF afin d’adresser les goulots d’étranglements et l’accompagnement à la mise en œuvre d’outils de suivi et de contrôle ;

le RC des STD et collectivités sur leur nouveau rôle dans le cadre de réformes et sur les différents axes de la chaine de la dépense (passation des marchés, contrôle budgétaire et comptable, gestion des crédits délégués…)

RESPONSABILITES

L’ATI expert en chaîne de la dépense publique aura pour principale mission de conseiller le MF du Niger sur les méthodes de gestion et de modernisation de l’administration nécessaires pour améliorer l’exécution de la chaîne de la dépense, tant au niveau des Ministères et administrations centrales que des services techniques déconcentrés ou des collectivités territoriales.

Elle ciblera les principaux axes de travail, listés ci-après :

Au niveau du NIG/031 (40% du temps de travail) :

l’accompagnement du MF pour le développement d’un manuel de procédures d’exécution des dépenses en mode budget-programme ;

l’appui au MF pour la généralisation et l’opérationnalisation de la déconcentration de l’ordonnancement, notamment au niveau des ministères couverts par la coopération luxembourgeoise (ministères FCSE, MHA) en lien avec le contrôle interne ; 

l’appui à l’amélioration de la gestion financière et comptable des différents mécanismes de financement (FCSE, MCF etc…) notamment en termes de respect des procédures et de rapportages financiers et comptables ;

l’appui aux services du Trésor pour établir une passerelle entre les différents logiciels existants et l’interconnexion entre les services de la chaîne de la dépense aux niveaux central et régional ;

l’appui au MF pour la réalisation de l’étude sur les nouvelles modalités de libération des crédits budgétaires ;

l’appui à l’élaboration des guides en matière de manuel de procédures de fonds communs alignés sur les procédures nationales et à la révision des guides existants ;

l’accompagnement des ministères sectoriels à la gestion des crédits délégués aux niveaux des STD et des CT à travers le renforcement des capacités des acteurs déconcentrés et décentralisés, la mise à disposition des textes en vigueur, l’appui à la remontée des pièces justificatives sur les crédits délégués ;

l’appui au développement des modules de formation sur la passation des marchés à travers le centre de renforcement des capacités et la mise en place d’un dispositif de e-formation ;

l’appui au développement des outils pour une amélioration de la performance de la chaîne de la dépense (tableaux de bord, mise en place du cadre de dialogue de gestion, dispositif de pilotage stratégique etc…),

l’accompagnement de la Direction générale du contrôle des marchés publics et des opérations budgétaires (DGCMP/OB) dans la modernisation du système de contrôle de la gestion des FP : cadre juridique, formation des acteurs à la modulation des contrôles et au renforcement des contrôles a posteriori.

Au niveau des autres programmes du 4ème PIC (60% du temps de travail), un focus particulier sera mis sur l’accompagnement des ministères sectoriels dans leur rôle d’ordonnateur des dépenses et la mise en place de systèmes de contrôle de gestion dans une logique d’assurer la performance des fonds communs.

Dans la réalisation des tâches qui lui seront confiées, l’ATI veillera à l’autonomisation progressive des équipes de la partie nationale dans la conduite des différentes activités engagées. Une attention sera portée aux processus de réalisation des activités, de manière à s’assurer de l’acquisition effective des compétences et des méthodes et à l’appropriation des outils par les bénéficiaires.

Pour ce faire, l’ATI devra privilégier des pratiques professionnelles facilitantes telles que :

un mode de travail collaboratif – favorisant dans la mesure du possible le principe de co-construction – tout au long de sa mission et sur chacune des activités engagées ;

un positionnement orienté sur l’identification des besoins, l’identification de solutions en réponse à ces besoins, la planification d’activités adaptées et la supervision de leur mise en œuvre ;

la production de documents à des fins de pilotage/suivi (plan d’action, rapport d’activités) et de capitalisation (notes formalisant le fonctionnement, les outils, méthodes et systèmes développés) ;

l’évaluation de la performance et l’atteinte des objectifs fixés.

Enfin, les formations qui pourraient être développées par l’ATI devront s’inspirer de cas pratiques nigériens, adaptés au contexte d’intervention de l’expert et aux besoins exprimés par la partie nationale.

PROFIL 

universitaire Bac +5 en économie, administration ou finances publiques ;

7 ans d’expérience professionnelle dans le domaine des finances publiques en Afrique francophone ;

expérience professionnelle d’au moins cinq ans dans le circuit des dépenses publiques (si possible de la recette), la libération des crédits, le contrôle financier, le circuit du trésor public, etc. au niveau des services centraux et déconcentrés de l’Etat et des collectivités territoriales en Afrique francophone ;

au moins une expérience professionnelle en matière d’élaboration de manuel de procédures                  ;

connaissance de la mise en œuvre des réformes des directives de l’UEMOA et/ou de la CEMAC notamment dans les ministères sectoriels en Afrique francophone (ou poste à hautes responsabilités dans un MF d’un pays de l’UEMOA hors Niger);

parfaite maitrise de la langue française et des outils informatiques.POSTULER

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