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Jeunes Entrepreneur Africains : Ndèye Maty Diop partage son expérience avec vous

Je m’appelle Ndeye Maty Diop, j’ai 18 ans et je suis née au Sénégal, plus précisément à Dakar. J’y vis avec mes parents et mon unique petit frère et je suis en classe de Terminale S2 au Lycée Thierno Saidou Nourou Tall. Mis à part mes activités scolaires, j’initie des projets communautaires avec l’association des anciens du programme d’échange américain Y.E.S. dont je suis membre depuis 2013. Je travaille à mis temps également pour l’organisation American Councils for Education, responsable du programme Y.E.S. au Sénégal, en tant que Alumni Coordonnatrice.        Vos débuts dans l’entrepreneuriat J’ai commencé à entreprendre très tôt, même si je ne m’en rendais pas vraiment compte. A l’école primaire, j’avais formé avec des amies et camarades de classe l’Association des Filles pour le Secours aux Enfants de la Rue (AFSER) afin de venir en aide aux sans-abris qui avaient le même âge que nous à l’époque. Bien que l’association n’ait duré qu’une année, on a pu collecter des habits, des chaussures et quelques vivres au niveau de notre établissement pour pouvoir les offrir aux enfants dans le besoin. Mais aussi, nous cousions de petits mouchoirs et confectionnions des cartes de vœux pour les vendre à nos camarades et gagner de l’argent pour nos activités. Je considère donc cette initiative comme étant mon premier pas dans l’entrepreneuriat.   Pourquoi vous vous êtes lancés dans l’entrepreneuriat ? L’entrepreneuriat pour moi c’est tout d’abord une passion que j’ai toujours portée en moi depuis le bas âge. Ensuite de mon point de vue, l’entrepreneuriat est ce qui peut tirer l’Afrique de sa situation économique actuelle, car c’est le meilleur moyen de créer des opportunités d’emplois pour les jeunes en général, et plus particulièrement les jeunes diplômés. Parce que malheureusement ils ont tendance à tout attendre de nos gouvernements qui, ont déjà montré leurs limites dans ce domaine. Et ce qui m’attire le plus, c’est cette indépendance qu’on s’octroie en étant son propre chef, qui nous donne l’opportunité de mieux exploiter notre créativité.    Quelles ont été les difficultés rencontrées ? Jusque-là la première difficulté qui se présente quand j’essaie d’entreprendre un projet c’est mon jeune âge ; les gens ont tendance à ne pas prendre mes idées au sérieux. Il ne s’agit pas de tout le monde bien sûr puisque si c’était le cas je n’en arriverai pas là, mais il y a quand même des personnes, parfois même des jeunes de mon âge, qui ne prennent pas assez au sérieux mes projets. Et par conséquent le soutien espéré chez ceux-là s’obtient difficilement. Ensuite il y a aussi le financement qui peut parfois être difficile à trouver au Sénégal. Et finalement, l’autre problème qui se pose pour moi c’est le temps : il m’est difficile d’aménager mon emploi du temps pour toutes ces activités. En effet, le système éducatif sénégalais n’accorde pas beaucoup d’importance aux activités extra-scolaires qui permettent à l’élève de développer le leadership et l’esprit d’initiative. Les emplois du temps des lycées sont pour la plupart très chargés et ne laissent pas de temps pour autre chose que les études.    Quelles consignes donneriez-vous aux entrepreneurs débutants, qui hésitent à se lancer? Aux entrepreneurs débutants, je conseillerai d’avoir confiance en eux et de croire en leurs idées. Si on veut commencer un projet, il faut s’y mettre à temps et ne pas remettre à demain. De cette manière, on se frotte aux difficultés et on gagne de l’expérience qui va permettre de faire des résultats. Aussi, est-il important de bien mûrir ses idées avant de les concrétiser.   Un mot de fin Je dirais qu’il ne faut jamais baisser les bras peu importe les difficultés qui se présentent; il est important de persévérer car rien ne se construit dans la facilité. En savoir plus : jea-international.com

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