DRC recrute 01 consultant(e) pour l’évaluation mi-parcours du PAPEUR (Programme d’Appui à la Promotion de l’Entrepreneuriat en milieu Urbain et Rural
- Introduction à DRC
Le Conseil danois pour les réfugiés (DRC) porte assistance aux réfugiés et aux personnes déplacées à travers le monde : nous fournissons une aide d’urgence à ces personnes, nous combattons pour leurs droits et nous renforçons leurs opportunités pour un meilleur futur. Nous travaillons dans des zones affectées par les conflits, ainsi que le long des routes de déplacements, et au sein des pays dans lesquels les réfugiés s’établissent. En coopération avec les communautés locales, nous nous efforçons d’atteindre des solutions responsables et durables. Nous travaillons pour une intégration réussie des communautés vulnérables et, lorsque cela est possible, à la réalisation de leur souhait de retour chez eux. Le Conseil Danois pour les Réfugiés (DRC, Danish Refugee Council) a été fondé au Danemark en 1956 et est depuis devenu une organisation humanitaire internationale avec plus de 7,000 employés et de 8,000 volontaires. Ayant son siège établi à Copenhague, et présent dans 40 pays, le DRC est une organisation d’aide non gouvernementale, à but non-lucratif, politiquement neutre et indépendante et non-confessionnelle. Notre vision est une vie avec dignité pour toutes les personnes déplacées dans le monde. Tous nos efforts reposent sur des préceptes moraux forts qui sont l’humanité, le respect, l’indépendance, la neutralité, la participation, l’honnêteté et la transparence.
DRC en RCA travaille sur deux bases dans le Nord-Ouest, un sous-bas et un bureau en capitale (Bangui). Les interventions de DRC se déroulent dans trois préfectures de la RCA : Ouham, Ouham Pendé et Ombella Mpoko. En République Centrafricaine, DRC a développé depuis 2017 un axe de travail dans le domaine de relance économique dans la ville de Bangui et ses environs.
- Sommaire du projet
DRC et COOPI se sont réunis en Consortium pour présenter une action qui prévoit de répondre au troisième pilier du Plan National de Relèvement et de Consolidation de la Paix RCPCA « Promouvoir le relèvement économique et la relance des secteurs productifs » et, plus précisément, atteindre les objectifs suivants 1) relancer et développer les secteurs productifs (agriculture et élevage, industries extractives et forestières) et 2) assurer les conditions propices au développement du secteur privé et de l’emploi (amélioration de l’appui aux entreprises et des services financiers, formation professionnelle, entreprenariat et emploi)
Les projets « Relance Economique » et « PARFEC » ont déjà travaillé dans l’objectif de renforcer l’activité économique des Acteurs Economiques Locaux (AEL) et leur résilience. Cependant, un certain nombre d’entre eux n’était pas encore autonome, et il apparait essentiel de poursuivre l’appui-conseil afin d’assurer la durabilité et la performance de leurs activités économiques. De plus, le contexte de crise sécuritaire et économique subsiste, et les conséquences économiques et sociales de l’émergence du Covid-19 en RCA ne sont pas encore certaines mais on peut craindre une mise à mal des moyens d’existence des plus petits acteurs économiques.
Ainsi, pour poursuivre le renforcement de l’autonomisation des AEL et leurs capacités de résilience face aux aléas du marché et au contexte sécuritaire de la RCA, DRC et COOPI mènent un portefeuille de 1,120 petites et moyennes entreprises (PME) dans la ville de Bangui, Begoua et Bimbo. Grâce à l’appui aux PME, au niveau technique comme institutionnel, le projet envisage de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle de la population de Bangui et ses environs.
Pour y parvenir, l’action se concentre sur la filière du petit élevage et des activités artisanales en milieux urbain et périurbain, visant le renforcement qualitatif et quantitatif de l’offre en produits animaux sur les marchés. En faisant cela, le projet contribue à l’amélioration de la sécurité nutritionnelle de la population entière de la ville, estimée à environ 1,400,000 individus, car elle aura accès à des protéines de qualité à un prix abordable. De même une source importante d’emploi urbain et périurbain sera remise en valeur avec des effets positifs sur la capacité de génération de revenus stables. Enfin la redynamisation des filières de l’élevage sera une occasion profitable pour les communautés de Bangui. La reprise du travail associatif permettra de rétablir et entretenir les liens marchands et le fonctionnement des chaînes de valeur ; ce qui renforcera la coexistence pacifique et la cohésion sociale. La contribution de l’action à la production des impacts ci-dessus mentionnés passe par le renforcement des performances économiques et organisationnelles des filières sectorielles.
Objectif global du projet :
Contribuer au relèvement économique et la relance des secteurs productifs en milieu urbain et rural à Bangui et aux alentours.
Objectifs spécifiques :
- Améliorer et consolider la productivité et la compétitivité des chaines de valeurs de filières agropastorales et artisanales en favorisant l’emploi des jeunes en milieu urbain et rural tout en soutenant un cadre environnemental favorable au secteur privé,
- Renforcer l’autonomie financière et soutenir la résilience des AEL et sous-faitières par le renforcement de capacités et l’accès au crédit auprès de services financiers formels et informels.
Et les résultats escomptés sont cinq et se présentent de la manière suivante :
- RÉSULTAT 1 – Les organisations faitières (ANEP, ANGAC, FNAPAC, FEGACA et Fédération des Maraichers) acquièrent les compétences techniques et organisationnelles nécessaires pour soutenir activement leurs membres et assurer le fonctionnement efficace et efficient des stations d’intrants/services qui vont contribuer au développement de la filière ;
- RÉSULTAT 2 – Les stations de services avicoles, porcins et piscicoles sont pleinement fonctionnelles ;
- RÉSULTAT 3 – Les capacités techniques, organisationnelles et matérielles des AEL bénéficiaires sont renforcées ;
- RÉSULTAT 4 – L’accès des acteurs économiques locaux aux services financiers formels et informels est promu ;
- RÉSULTAT 5 – Les groupes cibles (AEL/AVEC) bénéficient de sensibilisations/formations autour du vivre ensemble, de la gestion pacifique des conflits et de la prévention des VBG.
- Justification de l’activité de l’évaluation mi-parcours
La présente phase de 30 mois est la continuité des projets relance économique et PARFEC, elle a commencé le 22 janvier 2021 et se terminera le 21 juillet 2023. Il arrivera à mi-parcours le mois d’avril 2022, soit 15 mois de mise en œuvre. Une évaluation mi-parcours est envisagée afin de fournir à toutes les parties prenantes, des informations d’appréciation des réalisations du programme, de tirer des enseignements et de capitaliser sur les bonnes pratiques ainsi que des recommandations pour l’orientation à prendre pour l’atteinte des résultats attendus et la consolidation et la pérennisation des acquis du programme.
- Objectifs de mi-parcours
- Analyser les moyens et stratégies de mise en œuvre du projet depuis son début janvier 2021 et identifier les bonnes approches dans la mise en œuvre du programme ;
- Apprécier le niveau d’atteinte des indicateurs/résultats du programme comparativement au planning ;
- Apprécier la pertinence des effets induits par les actions du programme ;
- Analyser l’impact des actions du programme sur la vie des bénéficiaires ;
- Formuler des recommandations en vue d’accélérer la mise en œuvre du projet et maximiser l’atteinte des résultats envisagés d’ici juillet 2023.
- Profil et obligations du (de la) consultant(e)
La mission d’évaluation mi-parcours sera conduite par un(e) consultant(e) international(e) ou national(e) spécialiste en évaluation des programmes et projets dans les domaines de relèvement socioéconomique, entreprenariat, l’agropastoral.
Il/Elle devra justifier d’au moins :
- D’un diplôme universitaire supérieur dans le domaine, d’agronomie, d’agroéconomie, de développement rural, de l’entreprenariat ou dans une discipline connexe pertinente ;
- Dix ans d’expérience professionnelle dans le domaine de l’expertise/recherche, de suivi et évaluation ;
- Démontrer une compréhension et une expérience en matière d’élaboration et de conduite de stratégies et de programmes de relance économique ou développement économique, des moyens d’existence et de sécurité alimentaire ;
- Avoir une expérience de travail dans le contexte comme celui de la République Centrafricaine est un tout ou l’Afrique centrale ;
- Excellente communication orale et écrite en français, aptitudes d’analyse et de présentation ;
- Justifier des notions solides du cycle de projet.
- Durée de la mission/consultance
La durée de la mission est de 30 jours calendaire et débutera le 18 avril 2022. Le rapport provisoire est attendu au 08 Mai 2022 et la restitution est prévue au mardi 14 Mai (toutes les parties prenantes se conviendront de l’heure) en ligne si le consultant ne sera plus en République Centrafricaine, en cas contraire, dans la salle de réunion de DRC à Bangui.
- Tâches principales
Le/la consultant(e) recruté(e) accomplira les tâches suivantes :
Tâche 1 : Revue documentaire
Avec l’appui de l’équipe du projet, le/la consultant(e) accédera à tous les documents nécessaires produits dans le cadre de la mise en œuvre du projet pour une bonne compréhension. Au cours de cette étape, il/elle procédera à une revue documentaire qui consistera entre autres, à collecter les informations disponibles sur les approches, les outils, et les mécanismes de planification, de mise en œuvre et de suivi du projet ainsi que la documentation générée à l’occasion de l’exécution du projet. A cette étape, les sous-tâches suivantes seront nécessaires à réaliser :
- Rédiger le rapport initial (3 pages maximum),
- Concevoir et proposer la méthodologie du travail,
- Les outils de formation des enquêteurs,
- Concevoir le questionnaire d’enquête,
- Proposer le canevas de rapport final.
Tâche 2 : Tenue des réunions avec l’équipe dirigeante du projet
A cette étape, le/la consultant sera amené à présenter à l’équipe les éléments suivants :
- La méthodologie du travail,
- Les outils de formation des enquêteurs,
- Le questionnaire d’enquête,
- Le canevas de rapportage final.
Tâche 3 : Recruter et former les enquêteurs
- Recruter les enquêteurs capables de collecter les données pertinentes auprès des bénéficiaires et parties prenantes au projet,
- Former les enquêteurs à la collecte des données,
- Multiplier les outils de collecte des données.
Tâche 4 : Collecte et traitement des données
- A travers les enquêteurs, collecter journellement les données,
- Organiser des debriefings des enquêteurs à la fin de chaque journée,
- Traiter les données à temps pour lui permettre de commencer la rédaction du rapport.
Tâche 5 : Rédaction du rapport de l’évaluation mi-parcours
- Rédiger le rapport de l’évaluation mi-parcours,
- Le partager avec l’équipe du projet,
- Préparer la présentation PowerPoint des résultats sommaires de l’évaluation,
- Présenter les résultats à l’équipe du projet et les partenaires,
- Recevoir les commentaires des membres de l’équipe,
- Intégrer les commentaires des membres de l’équipe,
- Produire la version finale du rapport de l’évaluation mi-parcours et le partager avec l’équipe.
- Livrables attendus
Le/la consultant(e) soumettra les livrables ci-après en français et en format électronique éditable :
- Un rapport de démarrage (maximum 3 pages) à partir de l’examen de la documentation du projet et des entretiens avec le personnel à fournir le troisième jour après le début de la mise en œuvre du contrat. Il/elle doit indiquer dans le rapport le planning détaillé de travail conformément aux termes du contrat. Un rapport initial doit être préparé et présenté a l’équipe du projet au troisieme jour de la mission. Il/elle doit détailler sa compréhension par rapport aux éléments qui sont évalués et pour quelle raison ils sont évalués en indiquant comment chaque question de l’évaluation obtiendra une réponse à l’aide de : méthodes proposées, sources proposées de données et procédures de collecte des données;
- Le questionnaire d’enquête;
- Le guide de formation des enquêteurs;
- Le PowerPoint des résultats sommaires de l’evaluation;
- Un rapport final, maximum 40 pages (texte principal, annexes exclues), dont maximum 1 page de résumé exécutif. Il doit contenir une description suffisamment détaillée du travail effectué (l’état de la mise en œuvre du projet et des progrès réalisés par rapport aux différents objectifs retenus, les facteurs ayant influencé positivement ou négativement à tous les niveaux l’atteinte des objectifs du projet, le degré d’atteinte des objectifs, les Forces, Faiblesses, Opportunités et Risques du projet ; les stratégies de partenariat développées et leur efficience ou non pour l’atteinte des objectifs ; la définition d’orientations claires, de suggestions ou de recommandations pertinentes (en termes d’objectifs à atteindre, d’actions à entreprendre, de partenariat à développer, etc.), l’identification et la documentation des enseignements qui en résultent en termes de bonnes ou de mauvaises pratiques, les recommandations, les enseignements tirés).
- Modalités d’établissement des rapports
Le/la consultant(e) rendra compte directement au Coordinateur du Consortium et à la Directrice Programme et fournira des mises à jour régulières (au moins deux fois la semaine) pendant la mission.
Expériences / Formation
La mission d’évaluation mi-parcours sera conduite par un(e) consultant(e) international(e) ou national(e) spécialiste en évaluation des programmes et projets dans les domaines de relèvement socioéconomique, entreprenariat, l’agropastoral.
Il/Elle devra justifier d’au moins :
- D’un diplôme universitaire supérieur dans le domaine, d’agronomie, d’agroéconomie, de développement rural, de l’entreprenariat ou dans une discipline connexe pertinente ;
- Dix ans d’expérience professionnelle dans le domaine de l’expertise/recherche, de suivi et évaluation ;
- Démontrer une compréhension et une expérience en matière d’élaboration et de conduite de stratégies et de programmes de relance économique ou développement économique, des moyens d’existence et de sécurité alimentaire ;
- Avoir une expérience de travail dans le contexte comme celui de la République Centrafricaine est un tout ou l’Afrique centrale ;
- Excellente communication orale et écrite en français, aptitudes d’analyse et de présentation ;
- Justifier des notions solides du cycle de projet.
Salaire
La durée de la mission est de 30 jours calendaire et débutera le 18 avril 2022. Le rapport provisoire est attendu au 08 Mai 2022 et la restitution est prévue au mardi 14 Mai (toutes les parties prenantes se conviendront de l’heure) en ligne si le consultant ne sera plus en République Centrafricaine, en cas contraire, dans la salle de réunion de DRC à Bangui.
Comment postuler
Pour obtenir les documents de l’appel d’offre merci d’ecrire à l’adresse suivante: mamadou.barry@drc.ngo
Les offres sont recevables uniquement dans la période du 29 Mars au 08 Avril 2022 par mail Tender.caf@drc.ngo en format PDF. Les offres envoyées à toute autre adresse électronique seront rejetées.
- Les offres sont constituées des aspects techniques et financiers et devront avoir l’objet « DOSSIER A L’AVIS DE RECRUTEMENT D’UN CONSULTANT POUR L’EVALUATION MI-PARCOURS DU PROGRAMME D’APPUI A L’ENTREPRENARIAT EN MILIEU URBAIN ET RURAL » ;
- Formulaire d’enregistrement du profil du fournisseur dûment rempli et signé. Les documents de candidature (y compris le code de conduite et les conditions générales de contrat signés) doivent être soumis en format PDF au même moment, soit au plus tard le 08 avril 2022 à 16h30 de Bangui (RCA).