Le Ministère de L’Agriculture et de l’élévage/Niger recrute 01 COORDONNATEUR NATIONAL
1 . Contexte général
La Banque Islamique de Développement et ses partenaires de développement ambitionnent d’investir dans ses pays membres
pour soutenir et développer les chaînes de valeur du riz, en vue d’améliorer la production locale et la sécurité alimentaire, et de
manière à avoir des effets significatifs de substitution des importations.
L’objectif global du Programme de la Chaîne de Valeur Régionale du Riz (RRVC) est de contribuer à l’ambition des pays respectifs de devenir autosuffisants en riz, étant donné que la plupart importent actuellement d’importantes quantités de riz à un coût élevé. Pour atteindre cet objectif, il est nécessaire d’appuyer les petits exploitants qui dominent les systèmes de production de riz dans les pays ciblés (Guinée, Niger, Sénégal, Sierra Leone et Gambie).
Dans ce cadre, le Niger a sollicité et obtenu le financement d’un projet de développement des chaines de valeurs Riz. Ce projet pour le Niger est conçu dans le cadre d’un programme régional ayant pour objectif principal de contribuer à réduire le taux d’importation élevé de riz et à renforcer la croissance économique en améliorantla production, la transformation, la commercialisation et en renforçant la participation du secteur privé, principal moteur de développement. Les objectifs sont les suivants : (i) développer un réseau régional de développeurs de semences constitué des centres nationaux de recherche agricole de chacun de ces pays avec le soutien d’AfricaRice. (ii) développer les liens entre les agriculteurs et des marchés de solutions basées sur les TIC qui accéléreront les résultats des chaînes de valeur agricoles.
Le projet tout en s’intéressant prioritairement à la gestion des périmètres existants, prévoit l’aménagement de nouvelles terres. Il
met l’accent sur le développement de la chaine de valeur afin de bien identifier et d’atténuer les contraintes diverses entravant le développement de la filière.
Il impactera tous les acteurs de l’ensemble de la chaîne de valeur,notamment les petits exploitants, les transformateurs, les fournisseurs de services, les agro-détaillants, les agrégateurs exerçant dans les différents maillons de la filière. Le projet veillera
à ce que les femmes, les jeunes et les petits exploitants aient accès à (i) de nouvelles technologies, des systèmes d’irrigation
modernisés et de semences améliorées pour accroître leur productivité, (ii) des ressources financières et techniques ainsi que
des services de vulgarisation et de conseil éprouvés (iii) des opportunités d’emploi décentes.
Le projet mettra en œuvre des activités permettant de : (i) l’augmentation de la productivité des systèmes de production de
riz; (ii) la mise au point de technologies et de mécanismes de commercialisation innovants après la récolte, (iii) la mise en place
d’arrangement institutionnels permettant d’optimiser les performances de la chaîne de valeur, y compris le secteur privé et
l’accès au financement.
2 . Rés ultats attendus du projet
Les principaux résultats attendus du projet sont :
– 8750 ha de terres des AHA sont suivis pour une gestion rationnelle et dotées d’un système de contrôle intégral de la distribution de l’eau
– 10 installations de stockage de semences et d’engrais construites,
⋅ 2 installations de conditionnement de semences de riz construites,
– 5 usines de transformation du riz sont mises en place,
– 40 aires de séchage de riz réalisées ;
⋅ 2 installations d’unités de traitement de riz étuvé construites.
3 . Zones d’intervention du projet
Le projet sera mis en œuvre dans trois (3) régions du Niger, à savoir :
4 . Domaines d’intervention du projet
Le Projet de Développement des Chaines de Valeur du Riz touche deux domaines déclinés ci-dessous :
– Augmentation de la Production et productivité de riz qui regroupe l’ensemble des activités visant à développer la production
de riz en système de double culture et à se connecter aux routes menant de la ferme au marché reliant ainsi les zones agricoles aux unités de transformation et aux centres de consommation. Elle financera des aménagements pour la production de riz et de
légumes, des semences certifiées. Elle facilitera également l’accès à des équipements de production et d’agriculture améliorés :
– Renforcement des liens avec les marchés : qui a pour objectif d’améliorer la rentabilité des petits exploitants et des
transformateurs de riz à petite et moyenne échelle en améliorant leur accès aux marchés et leurs capacités à valoriser les matières
premières produites localement.
C’est dans ce contexte que ce programme vise à améliorer la production et la commercialisation du riz pour les petits exploitants
au Niger. Cela est essentiel à l’objectif national d’autosuffisance et de substitution des importations du pays. L’approche chaîne de
valeur est le principal mécanisme de prestation du Programme Régional et de ses Projets Nationaux.
Cette approche stimulera le partenariat public-privé où le secteur privé jouera un rôle clé auprès des gouvernements et des partenaires au développement en fournissant l’environnement adéquat requis. L’un des principaux facteurs de succès du
programme est l’augmentation durable du rendement de la petite exploitation du riz de 3 à 5 tonnes/ha, contre 1 à 2 tonnes/ha.
5 . Mandat/mission du Coordonnateur National du projet
Sous l’autorité directe du Secrétaire Général du Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage et sous la supervision générale du chef
de l’équipe des opérations de la BID, Sécurité alimentaire et du Comité de Pilotage, le Coordonnateur du projet sera responsable de (i) la gestion quotidienne du projet, y compris la coordination des achats, la gestion financière et du suivi et évaluation (S&E) ; (ii) la coordination avec toutes les agences d’exécution et les points focaux responsables de la mise en œuvre des sous-composantes spécifiques ; (iii) la coordination avec d’autres donateurs et les programmes et projets pertinents ; ainsi que la réalisation des activités suivantes :
(i) Fonctionner en tant que rapporteur du Comité de Pilotage (CP) du Projet ;
(ii) Assurer une coordination efficace avec les agences et les institutions responsables de la mise en œuvre des composantes du
projet, assurer la liaison avec la CP et coordonner la communication avec la BID ;
(iii) Solliciter les commentaires du CP sur (i) le programme de travail et de budget annuel ; (ii) la conception et la mise en œuvre
d’études de suivi et d’évaluation, et (iii) sur les questions techniques découlant de la surveillance de la mise en œuvre des composanteset sous-composantes du projet ; et (iv) rendre compte au CP.
(iv) Préparer des programmes de travail annuels et trimestriels, des budgets, un plan d’approvisionnement et des projections de
trésorerie. Au besoin, l’UGP examinera, en consultation avec la BID et le CP, l’affectation des fonds BID dans les différentes catégoriesde dépenses du projet et recommandera des révisions à l’affectation des produits ;
(v) Fournir une contribution technique aux documents stratégiques, aux travaux analytiques, aux initiatives visant à améliorer le climatd’affaire et à accroître l’entreprenariat en étroite collaboration avec les agences d’exécution.
(vi) Préparer en temps opportun des rapports d’étape précis sur la mise en œuvre du projet qui indiquent les états techniques et
financiers.
(vii) Favoriser un environnement de travail d’équipe, encadrer le personnel et veiller à ce que le renforcement des capacités soit
intégré à toutes les activités du projet.
(viii) Superviser le personnel du projet, les consultants internationaux et locaux, afin d’assurer l’affectation efficace desressources, la qualité et la rapidité du travail.
(ix) Maintenir l’assurance de la qualité et faciliter une surveillance et une évaluation efficace du projet.
(x) Gérer les contrats de personnel conformément au Manuel de procédures de la mise en œuvre du projet.
(xi) Collaborer étroitement avec et appuyer les auditeurs internes et externes dans le cadre des contrôles financiers.
Plus spécifiquement, le Coordonnateur du Projet est chargé de :
– assurer le secrétariat du Comité d’orientation du programme, préparer pour ce faire, les réunions et veiller à l’application des décisions, suggestion et recommandations qui en sont issues ;
– exécuter le budget du projet en l’occurrence la liquidation des engagements contractés au niveau des composantes du projet ;
– inscrire et mobiliser la contrepartie nationale du programme ;
⋅ superviser l’ensemble des activités du Projet, notamment celles des antennes de coordinations régionales ;
⋅ définir les centres de responsabilité à chaque niveau (national, régional et local), la délégation d’autorité spécifique et la définition
d’objectifs précis et quantifiés ;
– assurer la responsabilité de la mise en œuvre et du suivi des procédures des bailleurs de fonds pour le contrôle interne
(passation des marchés, gestion financière et autres modalités d’exécution), la passation des marchés de fournitures de biens et services et le recrutement des consultants ;
– assurer les relations et travailler étroitement avec les représentants des bailleurs de fonds concernés en vue d’harmoniser au maximum les démarches administratives et d’établir en commun, les modalités de gestion du projet ;
– veiller à la qualité et au respect des procédures financières internes et celles applicables au financement du projet ;
– veiller à la préparation des évaluations, négociations et requêtes financières ;
– signer conjointement les chèques ainsi que les transferts de fonds avec le responsable administratif et financier du projet ;
⋅ organiser et donner toutes facilités pour la réalisation des audits techniques, financiers et comptables ;
– assurer la fonction de représentation du Projet.
6 . Profil et expériences recherchés
– être titulaire d’un diplôme d’ingénieur (Bac + 5) en agronomie, en agroéconomie avec des connaissances avérées dans le domaine de la filière riz, y compris la structuration de ses acteurs ;
– avoir une expérience professionnelle d’au moins quinze (15) ans à des responsabilités élevées dans le domaine de gestion et suivi de projets de développement,
– avoir au moins vingt (20) ans d’expérience pratique dans le domaine du développement agricole et rural, avec une bonne
maitrise de la planification et la gestion des projets
– posséder d’une bonne connaissance des stratégies et des politiques nationales en vigueur dans le domaine du développement
agricole et rural ;
– avoir une bonne expérience dans le développement de la Filière Riz, la sécurité alimentaire et le genre.
– avoir un minimum de huit (8) ans de gestion de projets complexes à l’échelle nationale ou régionale ;
⋅ avoir des solides aptitudes de gestion, y compris la capacité de
fournir une orientation stratégique, une supervision technique, d’encadrer le personnel, de constituer des équipes solides, d’élaborer des plans de travail et de gérer le budget et les dépenses du projet ;
– avoir des compétences avérées en présentation analytique écrite et en production de rapports, et compétences démontrées en
informatique ;
⋅- avoir de l’expérience dans la gestion et la mise en œuvre de projets financés par des donateurs, de préférence des projets de
crédits/prêts financés par les Banques multilatérale de développement ;
– avoir une solide expérience en matière de mise en œuvre de projet et/ou programme de développement de la filière riz ;
– posséder d’une bonne capacité organisationnelle et de coopération,
– Avoir une bonne capacité de synthèse et de communication avec les partenaires ;
– avoir une bonne connaissance du fonctionnement des organisations paysannes professionnalisées dans la filière riz et
œuvrant dans le domaine de la gestion des exploitations irriguées;
– avoir une expérience avérée dans la collaboration avec différents services de l’administration, les entreprises, les projets de
développement, les ONG, les associations et groupements et coopératives de producteurs ;
– bonne connaissance en analyse de dossiers de microprojets
⋅ maitrise des techniques de négociations
– bonne maitrise de la gestion axée sur les résultats, indicateurs de performance et système de suivi évaluation de projet
– bonne connaissance en management directorial ;
– être physiquement apte pour de fréquents déplacements à l’extérieur et sur le terrain
7 . Durée, lieu et nature du poste :
La durée poste est de cinq (05) ans dans l’Unité de Gestion du Projet (UCP) à Niamey, au Niger, sous réserve de la période d’essai
et du rendement, et pourra être prolongée au besoin pour refléter la date d’achèvement finale du projet. Le coordonnateur du projet travaillera à partir de l’UGP et se déplacera au besoin sur les sites du projet et dans l’ensemble de la région, ainsi que dans les missions d’information et de briefing au siège social de la BID ou dans les pays membres connexes.
8 . Composition du dossier de candidature
Le dossier de candidature en langue française, portant la mention précise du poste, doit être composé des pièces suivantes :
– une demande manuscrite adressée à Monsieur le Ministre d’Etat Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage,
– une lettre de motivation datée et signée,
– une copie certifiée conforme des diplômes requis,
– une photocopie légalisée des attestations ou certificats de travail,
– un Curriculum Vitae daté et signé,
– une photocopie légalisée de carte d’identité nigérienne,
– un extrait d’acte de naissance ou de jugement supplétif en tenant lieu,
-une copie certifiée conforme du certificat de nationalité de nationalité nigérienne,
– un casier judiciaire de moins de trois (03) mois
9 . Dépôt de dossier de candidature
Les candidats intéressés doivent faire parvenir, leurs dossiers de candidature sous pli fermé avec la mention «Avis de recrutement au poste à pourvoir» au plus tard le 22 Mai 2019 à 15 h 30 àl’adress e s uivante au Secrétariat Général du Ministère de l’Agriculture
et de l’Elevage, Niamey, Niger.
Le Secrétaire Général du Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage
Diamoitou G. Bouk ari
