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Le Grdr recrute 01 Chargé/e de projet « Planification et gestion des ressources naturelles

Le Grdr recrute 01 Chargé/e de projet « Planification et gestion des ressources naturelles à l’échelle intercommunale – Mauritanie

Titre du poste : Chargé/e de projet PRGN – GGA (APCC DECLIC) Projet : APCC DECLIC – « Planification et gestion des ressources naturelles à l’échelle inter-communale – Gorgol, Guidimakha, Assaba (PGRN-GGA)» Type de contrat : CDD ou VSI Durée du poste : 12 mois (prise de fonction au plus vite 2021) Zone d’intervention : Mauritanie (Gorgol, Guidimakha et Assaba)

CONTEXTE Le Grdr (www.grdr.org) est une association internationale de solidarité de droit français qui travaille depuis sa création en 1969 dans les pays du Bassin du fleuve Sénégal (Mali, Mauritanie, Sénégal), Guinée-Bissau et en France sur la base du triptyque « migration – citoyenneté – développement ». Le Grdr intervient en Mauritanie dans la région du Guidimakha (Sud – Frontière du Sénégal et du Mali) depuis 1989. La région est caractérisée par la prédominance de l’agriculture et de l’élevage, l’exploitation des ressources naturelles et une forte culture de l’émigration, qu’elle soit saisonnière ou permanente, dans la sous-région ou à l’international. Le Grdr a, dans un premier temps, travaillé en appui aux initiatives de développement portées par les migrants et au renforcement des dynamiques des associations locales de développement dans des domaines tel que la sécurité alimentaire, l’eau et l’assainissement, les filières agropastorales, et la gouvernance territoriale. En 2019, le Grdr coordonne le projet « Planification et gestion des ressources naturelles à l’échelle inter-communale – Gorgol, Guidimakha, Assaba (PGRN-GGA)», mené en partenariat avec Tenmiya, Ecodev et l’Iram. Il est financé par l’Agence Française de Développement, et a pour objectif prévenir les conflits liés à la gestion des ressources naturelles dans les régions du Gorgol, du Guidimakha et de l’Assaba via l’appui à la planification des ressources naturelles à l’échelle communale et inter communale, l’appui à la concertation entre les acteurs et aux dynamiques territoriales locales (Volet 1) et le financement d’investissements prioritaires pour les communes (Volet 2).

PRESENTATION DU PROJET La Mauritanie est un pays vaste (1 031 000 km2), faiblement peuplé (3,4 millions d’habitants, RGHP, 2013). La population se concentre à Nouakchott et Nouadibhou, les deux principales villes littorales, dans les zones plus clémentes de la vallée du fleuve Sénégal (Guidimakha, Gorgol, Brakna, etc.), ainsi que dans les grandes étendues du sud-est propices au pastoralisme et, dans une moindre mesure, à l’agriculture sous pluie (Assaba et Hodhs). Le taux de pauvreté est estimé à 44% en milieu rural contre 17% en milieu urbain. Dans les régions cibles de la présente action (Assaba, Gorgol, Guidimakha), il dépasserait les 55%. L’agro-sylvo-pastoralisme, pilier de l’économie de nombreuses familles rurales, subit les effets des changements climatiques (aléas pluviométriques, hausse des températures). En conséquence, les wilayas riveraines du fleuve Sénégal (Guidimakha, Gorgol, notamment) et du sud-est (Assaba, Hodhs), régions historiquement considérées comme les « greniers du pays », sont particulièrement exposées aux risques de crises ou de conflits. Les crises et conflits résultent de la combinaison de plusieurs facteurs. Tout d’abord, comme évoqué plus haut, des changements climatiques. Ensuite, du croît démographique : en 43 ans (1970-2013), la population résidente a au moins doublé et souvent triplé dans la plupart des communes du sud des wilayas précitées alors que la disponibilité en terres agricoles a eu tendance à reculer du fait en particulier de l’accentuation de phénomènes érosifs. La croissance du cheptel, qui d’après des données récentes retrouve son niveau d’avant la sécheresse des années 1970-1990 , vient renforcer la pression sur les ressources naturelles. La mobilité animale, pilier de la résilience des systèmes agro pastoraux, est de plus en plus contrainte du fait du croît démographique, quelle que soit l’échelle considérée (mobilité interne et transfrontalière de l’échelle terroir jusqu’aux grands axes de transhumance). Enfin, les inégalités sociales liées à l’ascendance, que l’on rencontre dans les communautés démographiquement majoritaires (soninkés, maures et puular), génèrent des revendications de classes notamment autour de l’accès aux ressources productives et des droits sur celles-ci. Ces revendications, pour légitimes qu’elles sont, aboutissent quelquefois à des affrontements que les autorités étatiques ne parviennent pas toujours à juguler.

Devant les difficultés de l’Etat à gérer les conséquences des tendances évoquées plus haut, l’appui à des dispositifs de prévention et de régulation des conflits et plus largement à une gestion concertée des ressources naturelles et foncières à une échelle décentralisée apparaît comme une des meilleures options. A titre d’exemple, il apparaît que les territoires couverts par une Association de Gestion Locale Collective des ressources naturelles (AGLC), association délégataire du mandat de gestion des ressources naturelles de la commune, ont vu l’état de leurs ressources naturelles s’améliorer. En outre, une culture de concertation s’est progressivement établie au point que l’Etat a institutionnalisé les cadres de concertation communaux (CCC). Pour autant, la rareté des ressources humaines et financières, la grande mobilité de certains acteurs majeurs de la GRN (transhumants en particulier), ou la nature de certaines actions prioritaires (aménagements d’eau de surface) imposent de dépasser le cadre communal. La présente action vise ainsi à soutenir des dispositifs à une échelle intercommunale dans 2 zones concentrant des ressources naturelles très importantes et intéressants une diversité d’exploitants résidants ou non résidants. Elle rentre en synergie avec le programme RIM-RAP et cofinance le projet GITE dans le cadre de l’Alliance Mondiale pour le Changement Climatique (AMCC, UE. Dans la continuité du VAINCRE, elle permettra d’améliorer le niveau de services dans 32 communes.

Quatre résultats complémentaires principaux sont visés. Volet 1 : « Prévention des conflits et gestion des ressources naturelles »  Résultat 1 : Renforcement les capacités des Organisations Professionnelles (OP), Organisations Locales de Gestion des Ressources Naturelles (OL-GRN), Collectivités Locales (CL) et Services Techniques (STD) de l’Etat dans la gestion locale des ressources naturelles” Il consiste à créer des références partagées et consolider un cadre normatif et institutionnel local pour la GRN à partir de l’existant : co-production de connaissances cartographies relatives à l’occupation du sol et l’état des ressources naturelles, identification des acteurs de la GRN- y compris non résidents, opérationnalisation des intercommunalités (administration, fiscalité, plaidoyer, etc.) et renforcement de capacités des OL-GRN.

 Résultat 2 : Amélioration de la gestion des ressources naturelles – RN (eau, sol, forêt, parcours) à travers l’identification et la mise en œuvre de projets territoriaux collectifs Dans la continuité de l’axe 1 et de références issues de projets antérieurs (RIM-RAP, IGIR et ProGRN, PAIDEL-CT, notamment), des actions concrètes spécifiques à chaque territoire ayant pour objet la lutte contre la dégradation de l’environnement à travers un soutien des groupes cibles dans la mise en place de mécanismes de leur gestion durable seront identifiées. Certaines d’entre elles seront mises en œuvre, d’autres seront soumises ultérieurement au projet DECLIC.

 Résultat 3 : Capitalisation et partage des références probantes issues de l’action Il s’agira tant de partager les références intermédiaires (recherche bibliographique, études thématiques servant de socle aux temps de concertation, etc.) dans le cours de l’Action (axe 1 principalement) pour les mettre à disposition des groupes cibles lors dans tant de concertation et planification que de capitaliser la démarche du projet et ses résultats. Le dispositif de suivi-évaluation sera conçu dans cette perspective.

Volet 2 : « Investissements sociaux économiques communaux »  Résultat 4 : amélioration de la qualité de vie dans 32 communes du Gorgol, du Guidimakha et de l’Assaba Il consistera en la mise en œuvre d’actions prioritaires identifiées dans le cadre du projet VAINCRE. La présente action accompagnera ainsi les 32 communes bénéficiaires du VAINCRE dans la réalisation de projets visant l’amélioration de l’accès aux services de base (eau potable, santé, éducation).

Membres du consortium En tant que chef de file, le Grdr est responsable de la gestion institutionnelle, administrative et financière du projet et coordonne la planification et le suivi des activités. Il est l’interlocuteur des différentes parties prenantes pour le consortium. Chaque membre du consortium assure la gestion technique, administrative, financière et logistique des activités sous sa responsabilité et participe activement à la planification et au suivi des activités. Au niveau technique, l’intervention des membres du consortium est prévue selon leur expertise spécifique : – Le Grdr portera les actions liées à la prévention des conflits et gestion des ressources naturelles. – L’IRAM, en lien avec le Grdr, interviendra essentiellement dans le volet formation des acteurs locaux, particulièrement des AGLC et des organisations (agro) pastorales – TENMIYA et ECODEV, assureront la mise en œuvre du volet 2, dans la continuité du VAINCRE, dans des territoires complémentaires selon une démarche commune

Thématiques d’intervention Le/la chargé/e de projet sera directement en charge des actions portées par le Grdr en étroite collaboration avec l’AMCC. – Recensement et analyse diagnostic des acteurs clés de la GRN : OL-GRN (AGL.), acteurs économiques (OP) et législatifs, etc. – Co production cartographiée d’une situation de référence : dynamiques et modalités de gestion des RN, origine des conflits, modalités de prévention/résolution en cours – Renforcement des capacités des instances intercommunales et des OGRN locales : prévention de conflits, bases du développement local concerté, législation forestière et pastorale – Mission double-espace – Atelier prospective GRN et élaboration des PAP-GRN – Mise en œuvre et suivi concerté d’actions prioritaires GRN – Suivi/évaluation – Capitalisation in vivo (production de capsules vidéos et atelier de partage)

Il assure également le suivi et la coordination des activités mises en œuvre par l’ensemble des membres du consortium : – La formation des acteurs de la GRN – L’ensemble des activités d’infrastructures communales (Volet 2) Par ailleurs, le/la chargé/e de projet sera également mobilisée pour le suivi des activités d’autres projets portés par le Grdr dans le Gorgol et le Guidimakha, en lien avec le PGRN, notamment : GITE/AMCC, RIMRAP, SAP3C et ceux qui pourraient démarrés au cours de sa mise en oeuvre. Description des tâches 1. Gestion du projet – Planification des activités en lien avec le chargé de projet GITE et en assurant le respect du chronogramme de projet – Coordination du projet : communication régulière au sein du consortium, avec les services techniques régionaux, les différents partenaires régionaux, et organisation des réunions du comité de suivi régional – Gestion des équipes du projet – Gestion des partenariats du projet – Coordination avec le projet GITE – Coordination avec le bailleur de fonds AFD et représentation au comité de pilotage du DECLIC au niveau de la DGCT (Direction Générale des Collectivités Territoriales) – Préparation des plans de passations des marchés, des demandes d’avis de non objection, garant de l’application des procédures et engagements auprès du bailleur – Elaboration des prévisionnels budgétaires et suivi budgétaire – Mise en place du système de suivi évaluation – Organisation de la collecte des données pour le renseignement des indicateurs – Reporting du projet : rédaction des rapports semestriels et annuels et autres documents de suivi mis en place

2. Appui technique et méthodologique à l’équipe du projet – Consolider la méthodologie et les outils de mise en œuvre des activités en lien avec la coordination technique – Appuyer la mise en œuvre directe des activités – Elaborer les planifications mensuelles et hebdomadaires des activités pour l’organisation de l’équipe du Grdr et des missions d’intervenants en collaboration avec le coordinateur de la cellule de Kaédi et le chef de projet GITE – Contribuer à la capitalisation et à la promotion de la communication autour des résultats et impacts du projet en lien avec la coordination technique Liens hiérarchiques et fonctionnels Le/la chargé(e) de projet travaille sous la responsabilité du coordinateur de la cellule de Kaedi (lien hiérarchique), et en lien fonctionnel avec le coordinateur national. Il/Elle gère l’équipe locale du Grdr affectée au projet (un animateur, un chargé de mission développement local partagé avec le projet GITE, un chauffeur, un comptable, une chargé de mission double espace en France) en lien étroit avec le coordinateur de la cellule de Kaédi et le chargé de projet GITE. Il/Elle coordonne les équipes locales du consortium (Tenmiya et Ecodev).

Expériences / Formation

Formation

Diplôme universitaire (minimum BAC+5) (DESS/Master pro en environnement, aménagement, gestion de ressources naturelles, géographie, développement local, ou tout autre domaine pertinent.)

Expérience de travail en zone sahélienne/ Mauritanie.

Compétence/connaissances requises

  • 2-3 ans d’expérience minimum en gestion de projets pluri-acteurs de taille identique (3 ans – 5 millions d’euros) ;
  • Expérience avérée et goût pour le management d’équipe et la gestion de relations partenariales ;
  • 5 ans d’expérience sur la problématique de l’environnement, la gestion des ressources naturelles et/ou l’adaptation au changement climatique en zone saharo/sahélienne
  • Bonne connaissance des procédures de l’AFD
  • Maitrise des outils informatiques
  • Maitrise de la langue française

Aptitudes

  • Parfaite capacité d’organisation et de coordination de projet
  • Fortes capacités rédactionnelles
  • Autonomie et aptitude à la prise de décision
  • Aptitude à travailler en équipe et dans un contexte multiculturel
  • Capacité d’écoute et de concertation, réelles qualité relationnelle et de communication orale
  • Motivation à travailler en milieu rural
  • Capacité élevée de gestion de partenariat y compris avec les services techniques de l’Etat, les élus et les partenaires financiers
  • Compétences en montage de projet

Salaire

CDD ou VSI

Rémunération selon grille en vigueur

Comment postuler

Les candidats ayant les qualifications et expériences les plus pertinentes pour l’exécution de la mission seront retenus à l’issue de la comparaison des CV et de l’entretien oral.

L’entretien oral concernera les candidats dont les CV auront été jugés recevables.

Composition du dossier de candidature

  • une lettre de motivation
  • un curriculum vitae détaillé, daté, signé et faisant ressortir les expériences du candidat
  • les copies des diplômes et attestations de travail

Adresse de dépôt ou d’envoi des dossiers de candidatures

Les candidats peuvent envoyer leur dossier par courrier électronique à l’adresse suivante :

recrutement@grdr.org

Date et heure limite de dépôt des candidatures :

Les dossiers de candidature physiques ou électroniques portant la mention « Recrutement du chargé de projet DECLIC» doivent être envoyés à l’adresse ci-dessus au plus tard le 28 Février 2021.

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